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Les bases · 2 min

IPv4 ou IPv6 : qu’est-ce qui change vraiment ?

L’une ressemble à quatre nombres séparés par des points. L’autre arrive avec des lettres, des deux-points et l’air d’un mot de passe oublié. Elles servent pourtant au même travail : identifier les appareils sur un réseau.

IPv4, l’ancien format toujours bien installé

Une adresse IPv4 s’écrit par exemple 192.0.2.42. Le protocole utilise des adresses sur 32 bits, soit environ 4,3 milliards de possibilités. Cela paraissait très confortable au départ. Puis nous avons connecté des ordinateurs, des téléphones, des téléviseurs, des consoles et probablement quelques réfrigérateurs un peu trop bavards.

Le stock d’adresses publiques disponibles est devenu insuffisant. Pour continuer, les réseaux utilisent notamment le NAT : plusieurs appareils partagent une même adresse publique derrière une box. Certains opérateurs vont plus loin avec le CGNAT et font partager cette adresse à plusieurs abonnés.

IPv6 voit beaucoup plus grand

IPv6 utilise des adresses sur 128 bits. Le nombre disponible est si vaste que nous pouvons raisonnablement éviter de le réciter avant le café. Une adresse ressemble à 2001:db8::42, la double ponctuation permettant de raccourcir une suite de zéros.

Chaque appareil peut disposer d’adresses IPv6 sans dépendre du même mécanisme de partage qu’en IPv4. Cela ne signifie pas que tout devient directement accessible depuis Internet : le pare-feu de la box continue de filtrer les connexions entrantes.

Pourquoi les deux cohabitent-ils ?

Le passage ne peut pas se faire en une nuit. Beaucoup de réseaux utilisent donc le double accès, appelé dual stack : IPv4 et IPv6 fonctionnent côte à côte. L’appareil choisit le protocole pris en charge par le site et la connexion.

Vous pouvez avoir une adresse IPv6 tout en conservant une IPv4 publique. C’est parfaitement normal. Notre test IPv6 permet simplement de vérifier si votre navigateur parvient à joindre Internet avec le nouveau protocole.

IPv4 reste partout, mais IPv6 prend progressivement sa place. Tant que tout fonctionne, vous n’avez rien à régler à la main : votre box et vos appareils choisissent généralement le protocole disponible sans vous demander de sortir le dictionnaire.