TTL dans ping et TTL dans le DNS : pourquoi ce ne sont pas les mêmes compteurs
Le mot TTL apparaît dans une réponse ping et dans un résultat DNS. Le sigle est le même, mais les deux valeurs ne mesurent pas la même chose. Comparer leurs nombres directement n’aide pas à expliquer une panne.
Le TTL IP limite la circulation du paquet
En IPv4, le champ TTL est diminué par les routeurs qui transmettent le paquet. Son épuisement évite qu’il circule indéfiniment, notamment en cas de boucle. IPv6 dispose d’un champ de limite de sauts.
Le TTL vu dans une réponse ping est une valeur restante pour ce paquet de réponse. Sans connaître sa valeur initiale et le trajet, il ne donne pas un nombre exact de routeurs traversés.
Le TTL DNS concerne une réponse conservée
Le TTL d’un enregistrement DNS indique combien de temps une copie peut rester en cache. Il s’exprime en secondes et n’est pas décrémenté à chaque routeur traversé par la requête.
Un TTL DNS qui diminue chez un résolveur peut correspondre au temps restant de sa copie. Il n’explique pas la valeur TTL reçue dans ping.
La latence est encore une autre mesure
Le temps aller-retour mesuré par ping est un délai. Ce n’est ni la durée de cache ni la valeur de limite de sauts. Deux réponses avec le même TTL peuvent avoir des temps très différents.
Le tutoriel pour utiliser ping sous Windows aide à repérer les colonnes. Gardez les unités et la destination dans votre relevé.
Choisir la bonne piste
Pour une ancienne IP après une modification, examinez les caches DNS. Pour des délais ou des interruptions, comparez les mesures réseau. Pour un trajet qui tourne ou s’arrête, un tracé apporte d’autres indices avec ses propres limites.
Changer le TTL d’un enregistrement ne réduit pas le nombre de routeurs vers le serveur. Modifier un champ de sonde ne purge aucun cache de nom.
